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L'importance qu'accordent les Métis à la terre, apparaît avec
force dans les revendications qui animent leur résistance à l'annexion
du Nord Ouest par le Canada en 1869.
Le gouvernement provisoire de Louis Riel exige d'ailleurs une
reconnaissance et une protection des terres métisses. Avec l'Acte
du Manitoba de 1870, la petite province du Manitoba est fondée
et 1 400 000 acres de terres sont retenues pour les familles des
Métis résidants. Le droit d'occuper et de conserver les lots riverains
est aussi reconnu aux. Mais aucune procédure spécifique n'est
prévue quant à la manière dont les terres seront accordées et
distribuées.
Les décennies qui suivent sont marquées par des politiques et
pratiques foncières nébuleuses et frauduleuses alors que plusieurs
Métis se départissent volontairement de leur titres pour diverses
raisons (volonté de s'établir sur de meilleures et plus grandes
terres, décision de migrer définitivement plus loin au sud, au
nord ou à l'ouest, besoin d'argent, etc.) En une décennie, la
population métisse du Manitoba est dispersée, tantôt intégrée
à la société blanche dominante, tantôt confinée aux marges des
villages et des réserves, condamnée à une vie de pauvreté et d'isolement.
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