La Deuxième Guerre mondiale constitue également un point tournant
en ce qui a trait au phénomène de la spécialisation agricole.
Depuis 1941, on observe un déclin prononcé dans le nombre de fermes
déclarant cultiver du blé ou du lin ou encore pratiquer l'élevage.
En contrepartie, la production moyenne des fermes déclarantes
est en hausse constante au cours de la période.
La ferme traditionnelle diversifiée qui combinait la culture des
champs avec l'élevage modeste de poules, de porcs et de bovins,
a cédé la place à la ferme spécialisée dans un secteur d'exploitation,
que ce soit dans les grandes cultures céréalières, dans la production
laitière ou encore, dans l'élevage porcin. Le cas des porcheries
est sans aucun doute fort révélateur : il y a moins de fermes
que par le passé qui sont engagées dans cette production, mais
celles qui le sont, accaparent une part beaucoup plus grande du
volume total produit.